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Orgue Expressif


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Lorsqu' on parle de la musique d'orgue du 19e siècle, il faut bien penser aux deux nouvelles orgues différentes que les orgues classiques ou baroques. Toutes les deux premières, bien qu'elles soient parfaitement adaptées au goût de l'époque, elles ont différents aspirations techniques et artistiques. L'Orgue Modern ou l'Orgue Symphonique qui débuta à la basilique de Saint-Denis en 1841, attribué à Aristide Cavaillé-Coll, c'est un orgue à tuyau mais bien sophistiqué au niveau mécanique et considérablement orchestral au niveau conception sonore (voir la page d'Orgue Symphonique). Quant à l'Orgue Expressif ou l'Harmonium, attribué à Alexandre-François Debain qui déposa la marque "Harmonium" en 1842, c'est le premier instrument à clavier qui réalisa l'expression, c'est à dire le changement successif de l'intensité du son (crescendo, decrescendo etc.) en adoptant anches libres sans résonnateurs au lieu de tuyaux traditionnels.

L'Orgue Expressif se répand dans le monde (salon, église modeste, école etc.) grâce à sa possibilité artistique, à son corps beaucoup moin imposant que l'orgue à tuyau et également à son prix modéré. Tous les grands compositeurs de l'époque réservent des pages pour ce nouvel instrument (voir la Base de données). Sa couleur sonore et son expression semblent compenser l'autre page de musique d'orgue dans l'époque romantique. "Symphonique et Expressif", ces deux aspirations sont les clefs indispensables et inséparables pour en comprendre bien. Cent cinquante ans après la naissance des deux nouveaux instruments, nous sommes invités de partir à découvrir l'autre page de musique d'orgue romantique.

L'expression, c'est une idée nouvelle de musique romantique. Quant au contraste, c'est l'idée de musique baroque et celui-ci forme toute esthétique de l'orgue classique :
Contraste entre le grand-orgue et le positif, le plein jeu et le cornet, le positif et l'écho, piano et forte, allegro et andante, tutti et solo, toccata et fugue etc.

Le son d'un orgue à tuyaux se produit par la turbulence d'air à la partie bouche d'un tuyau pour qu'elle fait vibrer la colonne d'air dans ce tuyau. Si on a voulu augmenter l'intensité du son et s'il a augmenté la pression d'air à fournir sans modifier la bouche, le son deviendra criard et le diapason montera. Cela veut dire qu'il y a une proportion propre entre la forme de bouche et la pression d'air. Modifier la forme (proportion largeur-hauteur) de bouche, c'est un procédé souvent exécuté dans la restauration de l'autre époque mais la forme ne se change pas graduellement par elle même. Alors il est quasiment impossible do donner à l'orgue à tuyau, une nature expressive par le moyen de changer progressivement la pression d'air. Le chemin se sépare depuis ici. Un chimin à poursuivre l'expression par autres moyens : c'est le cas d'Aristide Cavaillé-Coll avec l'Orgue Symphonique.

Harmonium ou Orgue-Expressif, c'est l'autre chemin par l'emploi des anches libres comme générateur du son, au lieu des tuyaux. Mais l'anche libre, de quoi s'agit-il?
Elle est en effet une sorte de générateur acoustique et elle a des caractères intéressants suivants :

- Le mouvement initiel est assez lent ou l'attaque est molle.
- Les harmoniques (pair et impair) sont très variés sur une fondamentale imposante.
- L'amplitude de mouvement change facilement et souplement suivant la pression d'air.
- Le diapason est tout stable.
- La capacité d'expression dépend de la souplesse et de la résistance des matériaux.

Le premier caractère prévoit la nature legato de l'Orgue-Expressif. Et ainsi avec le deuxième, on comprend la raison pour laquelle elle a abandonné son raisonnateur et mixture : par rapport à l'anche ordinaire, il nécessite moins de corriger par le raisonnateur, mais sa structure harmonique où les harmoniques impairs (les quinte, tierce, et notamment le septième, neuvième etc.) du son dont l'attaque molle, ne convient-ils pas beaucoup à la nature tranchante et claire de mixture. Le troisième et le quatrième caractères expliquent la nature expressive de cet instrument.
En concernant le cinquième, l'anche libre (cuivre jaune) est plus dûre que l'anche ordinaire en conséquance cela risque de casser par la fatigue métalique.

À l'Orgue-Expressif, le vent est assuré par deux soufflets actionnés par les pieds de l'organiste même. Alors il s'agit du mouvement des pieds qui dirige parfaitement la pression d'air à produire l'expression dirécte, linéaire et bien réglable.
C'est l'essentiel de sa nature expressive.

C'est ainsi que le principe de l'Orgue-Expressif se forme. L'anche libre, c'est l'arme de cet instrument et elle semble presque idéale, mais pourtant il y a un problème grave chez elle : d'une part le diapason d'une anche se décide en principe suivant la longeur latérale (entre la pied fixée à rame, et la pointe) de l'anche, d'autre part l'intensité du son produit, elle se décide suivant la superficie de l'anche. Donc une anche longue qui fait un son grave, en même temps elle sonne plus fort qu'une autre anche courte qui fait un son aigu. De plus, elle a abandonné son propre résonnateur (à précisément dire, il y a une petite case sonore après l'anche et avant la soupape chez l'harmonium) et il en résulta qu'elle ne peut corriger plus cette structure sonore déformatrice par elle-même. On discutera plus tard dès le mécanisme secondaire corrigible à ce propos.

Dans la page suivante (Orgue-Expressif 2), on commence la discussion sur le sujet de jeu coupé et divisé en deux parties au milieu du rang dont le concept emprunté de l'orgue italien.

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Harmonium Debain (1860s), collection Joris Verdin
photo prise et retouchée par
© 1995 Schoïchiro TOYAMA
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Dernière mise à jour le : 28/10/1998
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